samedi 14 avril 2012

Final Fight par Yace

Yacine Djebili (dit "Yace") est un hardcore gamer (et de longue date). Donnez lui un jeu, d'une difficulté que d'aucuns trouveront rebutante, il ira tant bien que mal jusqu'au bout ! Ex-membre de l'équipe du magazine Retro game, contributeur prolifique sur shmup.com (cf. les liens du blog) il prête régulièrement son concours aux projets du retrogame blog. Ci-après, pour "L'abécédaire du meilleur du jeu vidéo", il nous parle de Final fight. Enjoy !


Final Fight
En 1989, le phénomène beat'em all est encore tout à fait récent. Né sous l'empire de Kung-Fu, Kunio-Kun et plus spécialement de Double Dragon, ce genre de castagne de masse connaitra cette année-là sa véritable naissance avec l'arrivée en salle de Final Fight...
Le scénario est ahurissant de platitude : une mission de sauvetage, mais déjà quelques originalités commencent à pointer : l'un des héros est le père de la captive, mais également le maire de la ville de Metro City où se déroule l'action. Mike Haggar, car tel est son nom, est un ancien adepte des combats de rue clandestins (vous avez dit "Street Fighter" ?), et sera accompagné de Cody, jeune homme musculeux et petit ami de la captive, et de Guy, ami de Cody et adepte de techniques de combats rapides. Ce qui fait de Final Fight l'un des premiers jeux du genre à correctement équilibrer les aptitudes de ses protagonistes.


Protagonistes qui seront confrontés à des ennemis certes redondants mais variés, tout en disposant de coups spéciaux et en pouvant ramasser matraques, couteaux et autres tuyaux de plomb. Le nombre d'adversaires est d'ailleurs relativement élevé et chacun d'entre eux a ses attaques propres, d'où de nombreuses possibilités de gameplay en fonction du nombre et du type d'adversaires que vous rencontrerez...


Certains ennemis (nommés Andorre) d'ailleurs sont un hommage à l'une des icônes du catch de l'époque, André le Géant (1946-1993), ce qui n'est guère innocent quand on sait que Haggar est lui-même un adepte de cette discipline musclée...


L'enchainement des niveaux ainsi que les multiples combinaisons d'adversaires ont réellement initié les codes classiques du beat-em all et donnent à Final Fight l'aura d'un jeu fondateur, qui aujourd'hui encore surprend par sa richesse et ne porte que très modérément ses 23 ans d'âge. Et fut le premier Beat'em up de Capcom qui par la suite sortira Cadillac & Dinosaurs, The Punisher ou encore Dungeons & Dragons : Shadow over Mystara.



A noter pour finir que Final Fight aura connu une postérité double : entre ses suites et la seconde vie de certains de ces personnages tels Guy, Rolento ou Sodom qui deviendront acteurs de la série Street Fighter, Capcom reprendra le design de certains des personnages du jeu pour en créer de nouveaux, comme l'imposant Hugo de Street Fighter III directement inspiré d'Andorre. Le jeu sera porté avec plus ou moins de bonheur sur Super Nintendo, Mega CD, Playstation 2 (compilation Capcom Classics Collection vol.1) et GBA.

Yace
Note complémentaire: 

A l'origine Final fight devait etre une suite donnée à Street fighter (premier du nom) d'où les nombreuses similitudes que l'on peut leur trouver (du style graphique aux bonus stages). 


La version Mega cd comprend le mode deux joueurs d'origine et le stage 4 de la version arcade y est présent. Si cela n'est pas le cas de la version Super Nintendo celle-ci reste toutefois la plus colorée et la plus connue.
Poison (la punkette du titre), a fait l'objet d'un relooking (ou meme disparait !) dans les différents portages micro et console. Sauf, là encore, dans la version mega cd (avec robe longue aux usa) et non censurée en version Japonaise... où la belle "vilaine" est bien plus "hot"!