dimanche 1 janvier 2012

Batman, par Reck ! (Les jeux de papa):

Avant-propos
Il y a des années qui commence bien ! 2012 s'annonce particulièrement fournie en jeux vidéo et il reste une avalanche de Hits -sortis en 2011- à terminer. Sur le blog, c'est un peu pareil ! Alors que beaucoup de posts, à venir,  sont déjà prêts, voilà que l'année commence par deux retours et imprévus ! Reck revient avec un excellent article sur le célèbre homme chauve-souris (de ses débuts à aujourd'hui) et l'illustrateur du blog (Jex bristol) -le meilleur dessinateur de sa génération (et le plus fainéant, aussi ^^)- revient quant à lui, en ajoutant l'illustration. Il devrait d'ailleurs proposer-dans le cadre d'un projet commun- plus de dessins cette année (Itw à suivre, bientôt). Pour l'heure, place à Batman et à l'article de Reck (enfin ^^). 

                 (Ci-dessus, Batman par Jex Bristol)

Un personnage DC

Je n’ai jamais été très attiré par les personnages issus de l’univers DC. Je les ai toujours trouvé trop “superficiels”. Batman, en revanche, j’ai toujours eu une relation ambigüe avec le personnage.


S’il a souvent eut un traitement trop propre, lié à la censure exercée sur les éditeurs américains. Il a toujours proposé, en même temps, des histoires très sombres et très adultes qui se démarquent assez rapidement: le Dark Knight de Frank Miller en est un exemple.

                                        
Une série des années 60

Ainsi Batman peut-être à la fois très adulte ou très orienté “jeunesse” (avec son “petit copain” Robin et le très coloré Joker).Lorsque j’étais petit, la série américaine des années 60 passait à la télé, c’était plus que kitch et même pour l’époque ! 


Avec le recul, je me rends compte que c’était vraiment très 60’s, too much, avec une grande touche de pop’art.Mais voir un super héros en vrai dans une série ça me plaisait. Et puis, la Bat mobile de l’époque -avec son coté muscle car et son réacteur d’avion- ça, c’était quelque chose ! Tout le monde voulait la même.

Un film de Tim Burton

Lors de la sortie des films de Tim Burton, comme tous gamins de l’époque, j’ai été bien entendu atteint de Bat mania aigue. Je ne verrais les films que bien plus tard (j’étais un peut trop jeune pour aller voir ce genre de films au cinéma, tout juste 8 ans) mais on les avait enfin: le vrai Batman, très sombre et le Joker, complètement fou; joué par un Jack Nicholson au top de sa forme.




L’univers de Tim Burton au service de l’homme chauve-souris, c’était réellement crédible, le vrai Batman que je voulais voir.


Comme beaucoup de personnages de comics, Batman a connu son lot de jeux vidéo. Et en particulier, liés à la sortie du film au cinéma. Ci-dessus, en 2D Isométrique, un contre-exemple à relever: une version sortie sur Amstrad et consors...

Un jeu sur Atari St

...mais pour ma part, donc,  c'est surtout le “Batman – The movie” sur Atari ST dont je me souviens. Il reprennait, comme son nom -et sa date de sortie- l'indique, dans ses grandes lignes, le film de Tim burton.


Cette adaptation ne manquait pas de charme. Les graphismes étaient très beaux, fidèles à l’univers de Tim Burton, le gameplay en revanche était assez moyen (surtout lors des phases de plates-formes), ce qui rendait le jeu extrêmement difficile. Le second niveau permettait de jouer avec la Bat-mobile, vous sillonnez la ville de Gotham à bord du bolide et pour y accomplir des virages à 90° grâce au grappin. Ahhhh, la superbe Bat-mobile du film, elle ne valait pas la première dans mon cœur, mais elle était « acrement » belle ! 


Vous pouviez ensuite contrôler le Bat-wing dans une phase proche d’un shoot, où le but était de couper des ballons avec le “ciseau” au bout de votre zingue. De petites scènes de “puzzle game” avec des produits chimiques ponctuaient les différents niveaux.J’ai passé un certain temps à y jouer, mais je ne me rappelle plus l’avoir fini. J’y suis souvent revenu, le jeu était certes très frustrant, mais le charme était là.


Un dessin animé des années 90

Le dessin animé des années 90, de Paul Dini et de Bruce Timm sera, lui aussi, très fortement inspiré par cet univers sombre et violent.C’est vraiment cette époque qui m’a fait aimer ce personnage.


En même temps, lorsque j’étais plus jeune je n’avais certainement pas vu le potentiel sombre de ce héro.

Un tri a faire avec recul

Les deux films de Tim Burton ont très fortement contribués à démocratiser le coté sombre de notre chauve-souris préférée. Le Joker n’y est plus un simple excentrique en habits fluo (rappelez-vous la mode du fluo, mon Dieu !) mais bien un psychopathe complètement barré. Batman y porte un costume plus proche de l’armure que du collant “moule-biiiip”. Quant à Gotham City, la ville, bien sale, est bien remplie de ruelles sombres qu'on éviterait, sans ménagement.
Vous remarquerez que je n’ai pas parlé des autres suites cinématographique de la période et croyez moi, c’est bien volontaire. Elles n’ont absolument rien apportées et on, au contraire, complètement dénaturé l’univers. Fort heureusement, ces derniers, seront vite oubliés.

(1):  Version du jeu en 2D sur super famicom...


N’étant, généralement, pas un grand fan d’adaptations vidéo-ludiques, j’admets bien volontiers avoir oublié très rapidement tous les autres jeux estampillés Batman. Je suis sûr qu’il doit y en avoir qui valaient le coup (1).

                                                
Pour les dernières adaptations, souvent liées au fameux dessin animé cité plus haut -il faut dire ajouter que la direction artistique de ce dernier se prête aisément à une adaptation 3D- sur PS2 et Game Cube, ils sont certainement de bonnes qualités, mais je ne les ai jamais essayées.

Et puis, il y a eu Batman Arkham Asylum : La claque !


En 2009, un jeu que personne n’attendait sort des studios Rocksteady : Batman Arkham Asylum. Fortement inspiré des différentes séries liées aux heures les plus sombres de notre chevalier sombre (Year One, Un long Halloween, The killing Jokes, et surtout l’album portant le même nom écrit par Grant Morrison illustré par Dave McKean). Pour ce Batman là -que je défends ici- c'est la consécration.


L’univers est sale, violent, les doublages sont énormes (la plupart des voix du dessin animé seront présentes, et notamment celle de Mark “Luke Skywalker” Hamil en VO qui apporte une énorme crédibilité au Joker). Le jeu est long, le gameplay aux petits oignons. Il sera élu meilleur jeu de l’année et alors que les films de Christopher Nolan cartonnent au cinéma, l’univers déjanté de l’asile d’Arkham nous fait chauffer les manettes.


Batman n’aura jamais été aussi sombre et populaire. On se croirait revenu à l’époque de la Bat mania, mais que pour les adultes.



Une suite modèle ?

En 2011, la suite d’Arkham City est sortie sur nos consoles. Dire qu’elle était attendue est  un doux euphémisme. Et comme diraient les Daft Punk, le nouveau Batman se présentera comme “Bigger, better, stronger”.

Au lieu d’être emprisonné dans l’asile d’Arkham on se retrouve dans un quartier complet de Gotham, d’où sont nom : Arkham City.


Le scénario d’Arkham City est plus complexe que le premier. Le traitement de celui-ci est, je trouve, un peu brouillon du coup (il y a, plus ou moins, deux histoires principales en parallèles). Là où Arkham Asylum était clair et très “comics style”, Arkham City est plus un prétexte à placer des amis et des ennemis différents dans un univers ouvert.

En effet, Batman Arkham City est un jeu “open world”, très à la mode depuis la sortie de GTA 3. La ville n’est pas trop grande, ce qui permet de ne pas tomber dans les travers de ce type de jeu (je gambade pendant 3h afin de faire une mission, j’ai 36 quêtes secondaires en même temps aux quatre coins de la map ect.) !

Le gameplay a peu évolué depuis le premier numéro, mais les ajouts sont bienvenus. Beaucoup de quêtes secondaires liées aux défis de l’Homme Mystère sont présentes. Le jeu offre aussi la possibilité, une fois fini, de parcourir la ville en Batman ou en Catwoman afin de dénicher tous les secrets (ce que proposait aussi le premier jeu).


Le “fan service” est encore très présent. Vous avez la possibilité de débloquer les modèles 3D de jolies petites figurines, des concepts arts et autres friandises.

Ce qu’il y a de bien, en clair, avec ces deux jeux, c’est qu’ils ne sont pas de “simples” adaptations d’un quelconque film ou dessin animée tirés eux-mêmes de l’adaptation d’un comics. Ils reprennent l’univers de Batman, les vilains, le coté gadgets, le profil détective du héro. Ils s’inspirent donc de toute la mythologie de ce dernier, sans entrer dans la facilité scénaristique géneralement constatée.


La série Arkham reprend, fidèlement, tout ce qui fait de Batman, le perso sombre et torturé que nous aimons. Bien évidement, il reste une adaptation de l’univers du héros, mais y puise le meilleur. S’inspirant de tout ce qui a fait de Batman le “Dark Knight” tout en respectant le coté moral de celui-ci (dans ces jeux, Batman ne tue personne, et il se refuse à le faire).
Batman, est un personnage complexe, à la fois sombre, violent et torturé, avec une morale très présente. C’est un personnage unique dans le monde des comics. Et ce tout est bien présent.

Et le succès de la série des Arkham est clairement due au fait que Rocksteady ne s’est pas contenté de réaliser une adaptation bête est méchante d’un personnage de comics ayant le vent en poupe au cinéma, mais bien de la mythologie de celui-ci.


Rocksteady présente donc une copie sans fautes avec Akham Asylum et remet les couverts avec Arkham City.Libre de tout scénario, libre de toute direction artistique, ils ont pu donner libre cours à leur passion de l’homme chauve-souris.

Je m’aventurais même à dire que la réalisation de ces deux Batman montre la voie pour de véritables adaptations d’univers existants. Serait-ce le futur des adaptations ? Je le pense, et surtout je l’espère.


Que les éditeurs prennent des risques et nous proposent, enfin, une histoire originale et cohérente basée sur ces héros que nous aimons tant, avec un vrai budget, cette même maitrise de leur sujet. Je pense notamment à Spiderman Dimension, qui n’était pas mauvais du tout (un mélange des 4 univers liés à Spiderman), mais qui n’a pas, maleureusement, bénéficié du même traitement que Batman.

Rocksteady compte des vrais fans de Batman et ça se sent !

Espérons donc de nouvelles adaptations de ce genre…


Dans cette attente, je dois aller finir de lire “Un Long Halloween”, en vous priant, Mesdames, Messieurs, développeurs et développeuses, de recevoir mes meilleurs vœux. Mais qui est donc… Holiday ??

Reck (Les jeux de papa)

2 commentaires:

  1. Et bien, ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit quelques chose !
    =)

    En tout cas, j'espère que cette lecture vous aura plus, et cet illustre Jex Bristol, illustrateur de son état, a un talent extraordinaire, j'ai hâte d'en voir plus.

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  2. Et bien cela faisait environ...14 Mois, RecK. Moins le temps qu'il m'a fallu pour la mise en page ;)

    Pour Jex Bristol,l'interview sera illustrée de bon nombre de ses dessins,affaires à suivre...

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