vendredi 1 octobre 2010

Résident Rising...toooo

Résident Rising…loading…

ZOMBIE de Georges Romero est un de mes films préféré.
En 1983, lorsque le film est sorti, j’avais 11ans. Les italiens en avaient eu la primeur depuis 1978, ils avaient eu le temps de le rendre culte et « interdit aux moins de seize ans ». Ce qui était (et reste) largement justifié. Cet objet irréel et inaccessible le restera, pour moi, assez longtemps.

Les protagonistes au début du film arrivent par hélicoptère et se réfugient sur le toit d’un énorme centre commercial. Rapidement, au dernier étage de ce mall (terme américain pour désigner l’équivalent de nos galeries Lafayette -dans l'hypothèse où ces dernières seraint dotées d'une devanture de type Super U et situées en grandes banlieues-), nos quatre survivants vont s’aménager un espace de vie plutôt confortable.


Tout le centre commercial leur est accessible, et donc, par extention, tous les biens de consommations existants, présents et offerts, le paradis de la consommation et du "all included" en somme !
Des denrées alimentaires incontournables en passant par les vêtements et les chaussures de luxe, jusque la dernière console Next gen en date (comprendre l’Atari 2600 et le jeu « COMBAT » flambant neuf - nous sommes en 1977.); tout est là ! Seulement voilà, depuis leurs téléviseurs haut de gamme (pour l’époque, hein !) nos héros se voient rapidement confirmer que le pays (on en déduit : le monde entier) est de plus en plus infesté de zombis et « les vivants »  minoritaires. Evidemment, chacune de leurs descentes aux étages inferieurs (en vue de collecter quelques victuailles et autres produits de consommations -et plus ou moins dispensables- leurs rappellent à quel point les morts vivants sont nombreux et de plus en plus présents….partout, les zombis pullulent ! Ambiance...

RESIDENT EVIL de Shinji Mikami

Le jeu Résident Evil, sorti sur PlayStation en 1996 et conçu chez CAPCOM est quand à lui l’un de mes jeux préféré tant il est immersif, innovant et vivant (on y revient !)… il donnera d’ailleurs ses lettres de noblesses au survival-horror pour ne pas dire qu’il inventa le genre -attention, je risque de me faire des ennemis parmi les plus chauvins d’entre vous - alors donc je le rappel ici: bien que le premier « jeu de survie » en 3D est incontestablement « Alone in the Dark », de la société Infogrammes et donc de nationalité française-…bref !

Dead Rising (enfin, l'article demarre ^^)

Imaginez donc ma joie lorsque sur une console d’aujourd’hui (la Xbox 360), je découvre, pour la première fois -avec son rendu visuel étonnant- la bande annonce de DEAD RISING. Signé par CAPCOM, le titre, sur ce nouveau support, reprenant de plus un scenario et un cadre comme copié-collé du cultissime, Zombie.

L’un des films les plus marquants, de par son atmosphère et l’implication directe auquel il nous soumet, pourrait ce voir ajouter, donc, le plaisir découlant du survival-game: Jouer à survivre ! Hitchcock parlerait -en évoquant les sensations présentes dans chaque pixel et moments de résident évil-de suspens. Bref: J’ai acheté la console pour ce jeu !


DEAD RISING/RESIDENT EVIL, seulement voilà, le comparatif succinct qui découle de ces deux jeux n’aura finalement qu’une seule issue : celle de mettre en exergue la dualité actuelle blockbusters/jeux cultes fondateurs. Les avantages de l’évolution technologiques/L’intérêt du Retro gaming…auxquels tout Gamer (retro ou non) peut être confronté !
Vous êtes encore là ? Alors, j’y vais…
Lorsque j’ai joué Résident Evil (sur PlayStation) les premières semaines, le résumé est est simple…j’étais tellement dans le jeu que mon quotidien et sa perception réel en a été transformé !!

Une plante rouge ou verte sur un perron ?...j’avais envie de la prendre en vue de préparer la mixture de survie du jeu!
Un parquet un peu grinçant dans un couloir ancien et voilà que mon appartement parisien devenait un manoir perdu dans une foret ! Une impasse, une ruelle, une station de métro, la nuit tombée ? Autant de lieux au danger potentiel (« ça sent le hunter par ici »)…quand la réalité devient un jeu et le jeu une seconde vie, cela peut donner ça ! Certains y verront une régression enfantine, à ceux là je réponds passez votre chemin…j’ai un fusil à pompe dans les mains et ils restent des cartouches dedans, mais si, regardez bien, vous verrez !


Sur DEAD RISING, je fus bluffé sur les premiers instants de jeu : D’abord, depuis l’hélicoptère, en survolant la ville totalement envahie de zombis rugissants. Puis, c’est la retranscription et du début du film et l’effet d’immersion qui m’a envouté…nous sommes avec les personnages, plongé dans cet univers dont l’atmosphère ne rappels pas celle du film ; c’est plus fort : on y est et on y participe ! Depuis l’hélico (déjà) puis tout le long de cette vie virtuelle, l’on peut en plus prendre des photos .On y incarne, en plus, un genre de reporter baroudeur…mon rêve dans un cauchemar en fait…un sucré/salé qui prend plutôt bien !
Mais, bon...
Sur Résident Evil, premier du nom (puis deuxième et troisième) j’ai refais le tour du jeu encore et encore jusque rafler tous les bonus.... Des items cachés (armes et habits supplémentaires) jusque que trouver, avec une joie inégalée, un personnage et les scénarios prévus en suppléments, pour les acharnés de mon type.
Avec, qui plus ai, un plaisir de rejouer ces mêmes phases de jeu, qui se renouvèle, sans failles. L’expérience aidant, la profondeur de la jouabilité est de mieux en mieux perçue et la maitrise nous pousse à en faire toujours, plus.
Du coup, l’envie de retourner vivre dans cette ville inquiétante « racoon city » pour y trouver encore et encore d’autres nouveautés et réussir, à nouveaux, à s’en échapper, devient énorme,
Les chefs d’œuvres sont vivants ! Plus on y joue plus ils révèlent leurs forces.


A contrario, sur Dead rising, j’ai passé, Combien ? une heure et demi. Que dire sur la jouabilité ? Le plaisir de jeu ? et l’envie de faire durée la partie ? Là ? J’ai envie de survoler le sujet ! A l’image de son début…pourtant prometteur !
J’ai trouvé le soft joli, vaste, bien foutu… mais l’impression générale qui demeure…en un mot ? : Chiant !
Une conclusion pour ce comparatif Next gen/retro ?
On y arrive…
D’un coté un jeu aux textures riches et impeccables, au moteur graphique dynamique et performant et qui offre un monde vaste et détaillé….mais avec la perte, au passage, de l’essentiel : une âme !
De l’autre un charme intemporel…un jeu qui reste, qui s’inscrit dans le temps et donc dans l’histoire. Tout simplement, inoubliable.

Pourtant, ces deux titres, avaient trois grands points communs (au moins) qui pouvaient permettre et ce, dès le départ, d’espérer des sensations plus comparables...
Un même auteur, Georges Romero, cinéaste de génie qui a inventé et décliné le film de morts vivants pour en faire, à travers les décennies, des allégories sur les maux et les peurs de nos sociétés modernes. Tout en rappelant, à tout instant, la fragilité de nos vies…
Un grand faiseur de jeu vidéo : Capcom.Qui lui aussi est passé maitre dans ce même art. Rester en vie étant, c’est une évidence, l’un des grand ressort du jeu vidéo et même un genre à part entière : le SURVIVAL HORROR.
Et enfin un grand espoir, fondé sur un postulat : l’évolution, la nouveauté et notamment les apports de la technologie auraient pu nous apporter un nouveau jeu de zombi (inédit) et plus beau que le remake de Résident Evil sur Game cube (console de nouvelle génération par rapport à la PlayStation) qui avait déjà, quant à lui, réussi l’impossible en transformant le magnifique chef d’œuvre Résident Evil, en chef d’œuvre magnifique …en l’améliorant !

Seulement voilà…Dead Raisins (Je viens d’accorder une correction orthographique automatisée, pour la circonstance.), finalement, c’est la grande déception !
Et en comparant ces deux jeux et leurs dates de sorties séparées, d’environ dix ans, l’on ne peut que ressentir un malaise à comparer hier et aujourd’hui.
Ainsi, lorsque hier, une innovation, (En l’occurrence la 3D), permettait de créer de nouvelles sensations de jeu ou même un nouveaux genre…
…Aujourd’hui et pourtant avec les mêmes inspirations l’on aboutit à un autre constat et plutôt cinglant…ils n’y a plus âmes qui vivent dans ce jeu vidéo.
Le reflet de l’époque ?
Nous avons une technologie des plus développée, un choix démentiel de biens de tous types mais il y a comme une lassitude à tout ça, comme un arrière gout de déjà vu, un peu amère ou un peu fade… Avoir de réelles sensations (et sans avoir à se cogner la main avec une fausse télécommande !) devient extrêmement rare. Romero nous avaient prévenus !
Vivre quitte à survivre est plus important que subir ça, finalement !
Dead rising, comme le récent, cinquième épisode de « résident », est un jeu lassant, superbement réalisé (graphisme-animation-bande son ; comme on disait à mon « époque ») mais chiant ! (je le répète !).Le plus effrayant dans cette licence, aujourd’hui ?

Dead Rising 2 sera probablement de sorti au moment ou vous me lirez et le jeu et (pire) le film ! (si, si !).Aye, j’ai peur !
Ma bonne veille Playstation ou encore ma gamecube ont encore de beaux jours devant elles !
Quoique…
Le VinZ (Carnivore)

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